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Voyager responsable : c’est aussi dire stop aux crimes contre l’Humanité !!

En préambule je tiens à exprimer ma passion pour le voyage, ce virus ne me quittera jamais. Globalement le monde est beau et plein de surprises. Les cultures, les hommes et les paysages de l’autre bout du monde méritent vraiment le détour. Voyager constitue une excellente école de la vie et permet de s’ouvrir aux autres, de grandir dans le bon sens.

 

Cependant, voyagez-vous responsable ? Avez-vous conscience des atrocités perpétrées par l’homme aux quatre coins du monde, y compris en France?

 

Ce matin les larmes me sont montées aux yeux avec une irrésistible envie de vomir en découvrant dans mon fil d’actualité Face Book un énième massacre, par des pêcheurs danois, de dauphins venus se reproduire au large des îles Féroé. Je suis sincèrement écœuré et ce n’est pas la première fois que l’homme me déçoit. Mon propos n’est pas du tout de boycotter ce pays, ni même de mettre tout un peuple dans le même sac, mais bien d’essayer de faire toucher du doigt que perdurent encore aujourd’hui dans le monde d’innombrables pratiques ou comportements révoltants et inacceptables.

 

Mais en final ne suis-je pas aussi coupable que ces pêcheurs? En effet je me tais et je consomme en sachant que l’industrie alimentaire perpètre tous les jours des massacres d’animaux. Et puis, quand je voyage je ferme souvent les yeux par inconscience, voire même je participe à la destruction de la planète et de la nature!

 

Au travers de cet article j’ai décidé d’exprimer mon désaccord. J’ai décidé de pointer du doigt certaines pratiques et certains abus qui devraient être condamnés par les gouvernements et plus généralement par nous tous. Cela raisonne comme un « coup de gueule », mais cela est en fait bien plus profond. Il s’agit d’une prise de conscience que j’aimerais collective pour changer le monde, pour protéger notre planète et préserver ce que la nature à construit pendant des milliards d’années et que nous détruisons en à peine quelques siècles. Qu’allons-nous laisser à nos enfants ? Comment pouvons-nous encore nous regarder dans le miroir sans rien faire ?

 

Combien de fois ai-je pestiféré devant le radicalisme de certains organismes comme Green Peace ou le Sea Sheperd ! Mais au bout du compte je vivais dans l’inconscience, je pense aujourd’hui qu’il devient urgent de se battre pour ses convictions, qu’il est temps de condamner l’invraisemblable et de prendre le destin de notre planète en main.

 

J’espère que vous adhèrerez pour la plupart d’entre vous à ce sentiment, mais comment faire changer la situation? L’état actuel provient, me semble-t’il, de l’évolution du monde vers une société orientée sur une consommation à outrance. Je pense aussi sincèrement qu’il est possible, à titre individuel, à la fois de choisir une consommation modérée et réfléchie, de ne pas donner d’argent à ceux qui nuisent à la sauvegarde de la planète et ainsi d’endiguer en partie cette évolution. Ne soyons pas naïf : ce n’est certainement pas suffisant, mais c’est un premier pas dans une démarche de plus longue haleine. Je crois aussi beaucoup en l’éducation de nos enfants, dans les valeurs que nous leur inculquons et dans l’exemple que nous leur montrons.

 

Voici ma liste de pratiques qui mériteraient vraiment d’être condamnées et qui m’écœurent au plus au point. Cette liste n’est certes pas exhaustive mais peut servir d’exemple pour vous aider à faire votre propre idée.

 
 

10 Crimes contre l’humanité pratiqués en toute impunité :

 

1.Le massacre des dauphins, meilleurs amis de l’homme.

 

dauphins feroe
 
Évidemment je commence par ce qui m’a motivé pour écrire cet article ! Depuis toujours j’aime la mer et entretien une tendresse particulière pour les animaux marins. Il m’arrive bien sûr de manger du poisson et après tout cela relève de la loi de la nature. Mais quel intérêt, si ce n’est économique, d’organiser le massacre d’un animal et qui plus est d’un chainon vraiment important comme les dauphins ? Les massacres de dauphins ne sont pas que l’apanage des Danois qui chaque année assassinent sauvagement des milliers d’entre eux pendant la période estivale aux abords des îles Féroé. Les Japonais, pourtant un peuple que j’adore, se révèlent encore plus cruels et massacrent dans des conditions atroces jusqu’à 20 000 dauphins dans la baie de la honte (à Taiji). Les pêcheurs regroupent les dauphins à l’aide d’ultrasons qui désorientent l’animal et à l’aide de leurs bateaux les trainent de force dans des baies et les saignent comme des barbares. Et dire que cet animal voue une amitié sans borne à l’homme. En tant que plongeur le respect des fonds marins, de la faunes et de la flore, me tient viscéralement à cœur et quand je vois ces horreurs j’ai juste envie de pleurer !

 
 

2.Le massacre des requins.

 

Requin massacrés
 
Si le requin fait peur il n’en demeure pas moins un animal essentiel pour la chaine alimentaire marine en tant que nettoyeur de la mer. La plupart du temps il est inoffensif pour l’homme et le requin tueur n’est qu’un mythe. En 2014 on a déploré 5 victimes (mortelles) d’attaques de requins, alors que les hommes en ont exterminé plus de 100 millions : un véritable génocide la plupart du temps dans des conditions atroces! Sans doute avez-vous déjà vu les pratiques de la pêche asiatique quand les pêcheurs coupent l’aileron d’un requin avant de le balancer à moitié mort par dessus le pont du navire. Pour avoir eu la chance de croiser des requins lors de mes plongées à Tioman en Malaisie, je peux vous assurer que ce sont eux qui ont pris la fuite.

À noter qu’il en va de même pour les baleines, espèce pourtant largement protégée et interdite de pêche dans de nombreux pays. Il n’est pourtant pas rare de voir des navires japonais sortir de leur zone de pêche pour, là encore, procéder à de véritables génocides.

 
 

3.La pêche à la dynamite.

 

peche a la dynamite
 
Utilisée dans plusieurs endroits du monde (Liban, Indonésie, Philippines, etc), cette pratique est devenue un véritable fléau car, sans même parler du ravage des coraux, elle tue sans distinction les poissons et autres espèces d’animaux marins. La situation est grave car cette méthode de pêche conduit à tuer pour rien beaucoup d’animaux impropres à la consommation et des régions entières se vident de toute vie en un éclair. C’est ainsi par exemple que des cachalots pygmées, inscrits pourtant sur la liste rouge des espèces vulnérables à protéger établie par l’Union internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), sont massacrés au large des Philippines.

 
 

4.La déforestation intensive.

 

Deforestation
 
Si la mer est le poumon gauche de la terre, les forêts en sont le poumon droit. Malheureusement depuis la seconde guerre mondiale le processus de déforestation n’a cessé de s’accélérer ! En effet, chaque année l’équivalent de la superficie de la Belgique est détruit, chaque minute 2000 arbres sont abattus et parfois même des arbres âgés de plus de 1 000 ans! Il faut noter toutefois en contrepartie l’existence d’un reboisement naturel non négligeable et aussi des politiques de certains états, comme la Chine ou la France, qui replantent à grande échelle. Il n’en reste pas moins qu’en un demi siècle l’homme à détruit un très grand nombre d’arbres et sur les 25 dernières années l’équivalent de la superficie de la Colombie a disparu. Le pays le plus concerné par ce fléau est le Brésil. Ce n’est pas le seul : le Paraguay, l’Indonésie, la Sibérie et la Colombie Britannique au Canada sont les zones les plus touchées. Les conséquences de la déforestation sont dramatiques sur l’environnement en raison de l’effet sur le climat local : l’assèchement, voire la désertification de certaines régions, augmentent la présence de dioxyde de carbone dans l’air et donc amplifient l’effet de serre, et cela d’autant plus lorsque les forêts brulent! La déforestation détruit la biodiversité en menaçant gravement la faune et la flore de certaines régions du globe (surtout en Amazonie), elle est devenue une véritable catastrophe pour notre patrimoine mondial.

 
 

5.L’élevage intensif.

 

condition animal pitoyable
 
Qui dit élevage intensif, dit aussi conditions de vie du bétail lamentable et abattage intensif. En ce domaine la France ne montre pas vraiment le bon exemple! Au delà des conditions de vie animale déplorables, il faut aussi prendre conscience que la sur-consommation de viande présentent des aspects néfastes pour la santé car elle peut entrainer, entre autre, de nombreuses maladies cardio-vasculaires. Et puis cette sur-consommation de viande génère des techniques de production de masse où l’animal est considéré comme un élément à rentabiliser rapidement, avec des dérives là encore inacceptables. En allant plus loin concernant le bétail destiné à la consommation humaine, il faut bien gérer les questions de son alimentation et de son hygiène. Pour nourrir toute cette « viande sur patte » l’homme pratique la culture intensive (entre autre de maïs) très consommatrice d’eau (ressource essentielle). Pour information l’élevage nécessite 70% de l’eau consommée en France! Quant à l’hygiène, parlons en, elle s’avère plus que déplorable pour les animaux (en raison notamment de la rentabilisation de l’espace et du temps de production). Quand ils ne meurent pas suite à des maladies, ils sont sur-traités avec des médicaments en tous genres (antibiotiques par exemple) qui se retrouvent ensuite dans notre assiette ou notre bol quand nous consommons le poulet, le steak ou le lait achetés au supermarché. Tout cela pose vraiment question : quelles sont les conséquences pour notre santé ? Il n’est pas étonnant que beaucoup se tournent vers une alimentation végétarienne ! Volontairement je ne rentrerai pas dans des considérations plus poussées car ce n’est pas le but de cet article mais, croyez-moi, l’impact de l’élevage intensif me semble encore plus catastrophique que ce qu’on imagine : condition animale déplorable avec les abattages massacres, sur-consommation et pollution de l’eau, pour notre santé ingestion de produits toxiques, pour la planète contribution à son réchauffement, etc…

 

poulets en cage

 
 

6.Le Travail et l’exploitation des enfants dans le monde.

 

travail exploitation de mineurs
 
Ce sujet me révolte même si le nombre d’enfants dans cette situation diminue chaque année et que beaucoup de pays restent très vigilants. Aujourd’hui c’est tout de même plus de 260 millions de mineurs qui sont concernés. Les principales régions du globe touchées par cette exploitation humaine lamentable sont l’Afrique sub-Saharienne et l’Asie-Pacifique. Le pire dans cette situation, en dehors du fait que les enfants soient déscolarisés et qu’il perdent de ce fait toute chance de s’extraire de leur milieu, est que la plupart du temps (considérés comme faibles) ils sont exploités par leurs employeurs, voire dans certains cas extrêmes réduit à l’esclavage. Cette dérive de l’abus sur personne faible conduit également certains enfants tout droit vers la case prostitution.

 

NB : La condition des femmes ne vaut parfois guère mieux que celle des enfants.

 
 

7.L’inondation des déchets plastiques.

 

dechets dans les océans
 
Même si nous avons conscience de la nécessité de recycler le plastique depuis plus de 30 ans, subsistent encore de gros progrès à faire dans le traitement de ce matériau, que ce soit dans son utilisation, son recyclage ou sa destruction. Inévitablement un sac en plastique jeté fini par se retrouver à la mer. J’ai été choqué lors de certaines de mes plongées, notamment à Bali et à Koh Phi Phi, de découvrir en certains endroits plus de sacs plastiques (que j’ai soigneusement ramassés) que de poissons! L’impact s’avère réellement très nocif pour la planète. 500 ans sont nécessaire pour dégrader un sac plastique et de 100 à 1000 ans pour une bouteille (en fonction de son exposition à la lumière)! La fabrication du plastique à partir du pétrole brut est tellement simple à réaliser alors pourquoi investir pour développer des matériaux propres ? Il faut cependant noter l’évolution des jeunes générations sur ce sujet. Elles sont de plus en plus soucieuses de leur environnement et ont réellement conscience du problème. Certaines idées innovantes apparaissent comme le projet développé par Boyan Slat, un jeune Néerlandais, qui a imaginé à l’occasion de son projet de fin de lycée un barrage flottant pouvant capter les déchets plastique sans trop contraindre la faune et la flore de nos océans. Son projet recueille un tel accueil que les premiers prototypes pourraient être actifs dès 2016. Merci aux jeunes de faire le boulot à la place de leurs parents !

 

plastique océan

 
 

8.Des villes décharges à ciel ouvert !

 

Jakarta poubelle
 
Malheureusement certains lieux du monde ressemblent à de véritables poubelles à ciel ouvert. Je ne peux m’empêcher en écrivant ce chapitre de repenser à l’Inde ou à Jakarta par exemple. Je fus réellement choqué (même si prévenu) par l’ampleur des dégâts dans certains endroits où nous sommes passés pendant notre tour du monde. Nous avons commencé notre périple à Bombay et sincèrement nous avons trouvé que c’était une des villes les plus sales, les plus poisseuses et les plus polluées du monde. Les ordures s’amoncellent à tous les coins de rues, ça sent très mauvais, c’est moche et surtout cela détruit les sols. Les indiens font parfois un effort pour regrouper les ordures et les bruler mais sans ce soucier de la présence de matériaux toxiques, bref une véritable catastrophe… Les pays d’Asie du Sud-Est adoptent encore un comportement totalement inconscient et laissent se développer la pollution de leurs sols et océans, les décharges à ciel ouvert réellement visibles comme en Inde, Birmanie, Cambodge et Indonésie… Le Vietnam, quant à lui, laisse les gros cargos vidanger en bord de mer comme à Nah Trang. La pollution humaine est vraiment présente partout : quel gâchis !

 
 

9.Le trafic de l’ivoire.

 

voyager responsable Ivoire
 
Ce fléau, déjà ancien, a conduit aujourd’hui à l’extinction ou la quasi extinction de certaines espèces d’animaux dans des régions entières du globe. Ainsi nous assistons depuis une cinquantaine d’années à l’extermination des éléphants d’Afrique, 500 000 aujourd’hui contre plus de 1,2 millions en 1980. Pourtant le commerce de l’ivoire est interdit, mais malgré les lois, la vigilance des gardes et des associations de défense des animaux, l’appât du gain et la demande des collectionneurs continue de faire encore beaucoup de mal dans ces pays (les plus pauvres du monde). À ce rythme dans 20 ans nous ne verrons plus d’éléphants à l’état sauvage, il faudra alors aller dans un zoo pour admirer les derniers survivants d’une des espèces les plus anciennes de la planète.

 
 

10.Les trophées de chasse (Cecil).

 

trophée de chasse
 
Quel plaisir peut-on trouver à chasser un animal pour accrocher sa tête empaillée dans son salon ? Il faudrait sans doute poser la question au célèbre dentiste américain Walter Palmer qui a payé plusieurs dizaines de milliers de dollars pour que le lion Cecil, emblème au Zimbabwe, soit rabattu hors de sa réserve et puis lâchement exécuté. Cet évènement qui a défrayé la chronique au mois de juillet 2015 ne constitue malheureusement pas un cas isolé. En Afrique du Sud, par exemple, ce n’est pas moins de 800 lions sur les 8000 élevés en captivité qui sont abattus chaque année pour satisfaire les coureurs de trophées. A l’origine, chasser servait à se nourrir et l’homme de cro magnon ne prélevait que ce dont il avait besoin. Les chasseurs d’aujourd’hui se servent jusqu’à épuisement du patrimoine mondial pour satisfaire leur plaisir sadique : est-cela le progrès? Faut-il les laisser continuer à piller la planète sans impunité? Au temps où les nouvelles technologies permettent d’immortaliser nos souvenirs sur papier, cartes mémoires, disques durs etc… n’y a-t-il pas d’autres moyens pour se faire plaisir que de massacrer des animaux qui n’ont rien demandé et qui participent au bon fonctionnement de nos écosystèmes ?

 

Vladimir putin chasseur de trophée

 
 

Voyager responsable : ça veut dire quoi ?

 

Dénoncer un problème finalement récurrent à tous les pays du monde est une chose, mais comment faire pour voyager responsable ? Une piste serait, me semble-t’il de prendre la question par le biais de la consommation. Être sélectif, par exemple, dans ses choix de destinations. Je ne vais pas jusqu’à préconiser de boycotter totalement certains pays, mais pourtant cela m’ennuierait de donner de l’argent aux hôtels qui profitent de la condition de vie et de l’exploitation des femmes thaïlandaises de Pattaya, en ce moment je n’aurais pas trop envie d’aller me promener sur les îles Féroé, ni de donner de l’argent à un restaurant japonais spécialisé dans la préparation des ailerons de requins. Bref la démarche serait de ne pas acheter ce qui participe à tous ces crimes contre l’humanité, en espérant que cela puisse générer une orientation du business international dans une autre direction. Bien sûr pour que cela fonctionne il faudrait que la grande majorité des citoyens du monde agissent dans le même sens. Rien n’empêche chacun d’entre nous de le faire et, à défaut d’un mouvement de masse, d’avoir la satisfaction personnelle de ne pas participer à cette destruction massive de la planète.

 

Je pense qu’une autre piste est le tourisme alternatif qui s’éloigne de la consommation de masse, et donc du tourisme de masse, en privilégiant des endroits plus isolés ou méconnus. Cela passe, pourquoi pas, par un tourisme moins organisé et plus proche des locaux. Ainsi en donnant directement votre argent aux plus pauvres vous leur éviterez d’aller chercher l’argent sale lié au trafic d’animaux, à la destruction des richesses naturelles et plus généralement de la nature.

 

Je crois aussi beaucoup dans le dialogue et la démonstration. Malheureusement beaucoup trop de personnes n’ont pas conscience ou se voilent la face quant à leur responsabilité dans la destruction de notre planète. Quand on consomme quotidiennement, on ne prête pas attention à la manière dont le produit que nous achetons a été fabriqué. L’ exemple qui me vient tout de suite est celui des téléphones portables : aujourd’hui tout le monde en détient au moins un, mais savez-vous combien de personnes sont mortes ou souffrent quotidiennement pour que le joli smart phone dernière génération arrive dans nos poches ? Finalement notre petit confort virtuel nous fait totalement occulter la question. Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Personnellement j’ai un téléphone portable, un Sony, et je sais bien que sa production ne déroge pas à la règle car il est fait des mêmes composants toxiques et pénibles à extraire que ses grands frères de chez Apple et Samsung. Il est produit dans les mêmes usines chinoises qui emploient des enfants (et les sous payent). Bref je participe à cela, pourquoi ? Pour un pseudo confort que la société veut nous faire croire indispensable et pourtant, pour ceux qui sont nés comme moi dans les années 70, vous avez connu l’époque où seul suffisait le téléphone à cadran trônant dans le salon : on se passait très bien de la technologie du 21ème siècle. Sans dire qu’il faut renoncer au progrès, peut-être pouvons-nous demander des comptes aux grandes multinationales qui font du profit sur notre dos et choisir de donner notre argent à celles qui respectent le mieux les droits de l’homme et qui jouent la carte de la transparence.

 

Le monde reste vraiment opaque et la société (du moins ceux qui la dirigent et profitent du système) nous conduit tout droit dans le mur, et pourquoi ? Juste pour qu’une poignée de riches qui ne croient pas en la réincarnation soient encore plus riches et plus puissants, pour qu’ils ajoutent des 0 à leurs comptes en banque. On ne compte plus la multitude de vies anéanties pour satisfaire leurs besoins.

 
 
 

Je veux bien croire que l’homme est bon et que seule une minorité d’individus pousse la collectivité à emprunter un mauvais chemin. Je veux bien croire que l’homme est conscient et qu’il sait regarder plus loin que le bout de son nez. Je veux bien croire que nous tiendrons compte des erreurs commises par nos pères pour améliorer le monde. Je veux bien croire que nos enfants seront meilleurs que nous et qu’ils connaitront encore une Terre, belle et fertile. Je veux bien croire enfin que tout n’est pas perdu et qu’il est encore temps de faire quelque chose de bien.
 
Je suppose que cet article vous semblera très vindicatif d’un côté, et peut-être légèrement utopiste de l’autre, mais je ne peux plus me taire. Je souffre trop de cette situation, j’ai honte d’être un homme, j’ai honte de mon pays, j’ai honte de ce que l’homme est en train de devenir ! Je crois beaucoup en la prise de conscience collective et dans l’action individuelle car, comme je l’ai appris pendant mes études d’économie, la somme des individus fait un collectif et si chacun à son niveau met une pierre à l’édifice, ensemble nous pourrons construire un monde meilleur. Aujourd’hui grâce à internet tout le monde peut s’exprimer, peut participer au changement et influer sur le destin de l’humanité.

 

Et vous? Qu’en pensez-vous ? Que faites-vous au quotidien pour rendre ce monde plus humain, plus généreux et pour assurer l’avenir de notre planète ? Avez-vous des idées à partager pour améliorer les choses ? Comment voyez-vous un tourisme responsable et plus généralement une consommation responsable ?

 
 

N’hésitez pas à réagir, à poser une question ou à partager vos expériences et avis en laissant un commentaire juste en dessous. Et bien sûr, si vous avez aimé : Likez et partagez ;).

 
 

Julien passe d'une vie tranquille : métro, boulot, dodo à une vie d'aventures avec sa famille. Il se lance en 2013 dans la réalisation d'un tour du monde et crée le Blog de voyage : www.basketetsacados.com pour partager son périple avec les internautes et sa famille. Après 35 ans d'une vie passé en France, il découvre le monde et ses merveilles et vous invite à travers articles, photos et vidéos à le suivre. pour en savoir plus rendez vous ici...

  • Pour tout ce qui concerne les plastiques, déchets et autres cela commence chez nous, dans notre mode de vie. Nous devons réduire voir supprimer les déchets que nous produisons (oui c’est tout à fait possible, des familles produisent zéro déchet par an et vivent une vie tout à fait standard). Ce sont juste des habitudes à changer ! Réutiliser les poches/sacs que l’on a déjà, acheter en vrac, etc.

    De même pour les animaux, préférer le bio et les élevages qui respectent les animaux (je ne suis pas un défenseur des animaux mais cela parait normal de les respecter).

    Tout est une question de choix à la base. Nous avons tous le choix 🙂

    Merci pour cet article Julien !

    Anne-Laure

    • Salut Anne-Laure et merci pour ton retour, effectivement je pense aussi que si chacun essai de respecter la nature et les animaux cela sera déjà un grand pas. Ça commence par adopter de bonne pratiques à la maison, trie des déchets, consommation responsable, choix sélectifs sur ce qu’on achète, etc.

  • Bravo Basket et Sac à Dos ! Cet article a été élu meilleur article de la semaine 🙂
    http://traveler-experience.strikingly.com/

  • Bravo pour ce bilan de la planète.Au travers de mes voyages dans le monde, les dechets plastiques notamment constituent notamment un très grave problème, Espérons que la réunion au sommet de Paris sur l’écologie fera prendre conscience de la dégradation par l’humain de notre bonne vieille terre !

  • « Il m’arrive bien sûr de manger du poisson et après tout cela relève de la loi de la nature. »
    Cela relève vraiment de la loi de la nature? Elle a quand même bon dos cette excuse…
    Je ne veux pas vous accuser ou vous faire sentir coupable – moi-même je suis loin d’être irréprochable, j’ai de la peine à mettre en œuvre ce que je crois juste et bon.
    Mais bien qu’à une certaine époque, et encore aujourd’hui, pour une part de la population manger des animaux et les exploités était une question de survie, je ne pense pas que vous faites partie de cette catégorie – tout comme moi. Il s’agit d’un luxe et d’un choix délibérer de prendre une vie pour nous offrir un moment de plaisir gustatif.
    Tout ça simplement pour dire que le choix des mots est important pour ne pas continuer à perpétuer un model de société violent et avec lequel nous ne sommes pas en accord – c’est la position qu’il me semble vous prenez dans cet article.
    Etre carnivore pour la plupart des gens qui ont la chance d’avoir la possibilité de vous lire est très probablement un choix conscient, pris à chaque repas.

    Pour ceux intéressés par un peu de théorie végan – d’où ça vient – et de déconstruction du spécisme je vous conseille fortement le livre  » La bête humaine : pour une révolution vegan »

    • Bonjour Élodie,

      pour répondre à ta question oui cela relève vraiment de la loi de la nature et non ce n’est pas une bonne excuse car effectivement il y a beaucoup d’alternatives pour ne pas manger de viande ou de poisson. Je ne suis pas végétarien, mais je songe de plus en plus à me convertir et je mange de moins en moins de viande et de poisson. De plus j’essaie dans la mesure du possible d’éviter les filières qui me semblent les plus inhumaines (comme la grande distribution) pour me procurer de la viande ou du poisson.
      Quand je dis qu’après tout c’est la loi de la nature je souligne simplement le fait que l’homme de tout temps a eu une alimentation omnivore et que les animaux eux-même se mangent les uns les autres, en aucun cas je trouve que l’élevage intensif et l’abatage de masse sont la loi de la nature.
      De plus, il ne faut pas sortir cette phrase de son contexte : « Évidemment je commence par ce qui m’a motivé pour écrire cet article ! Depuis toujours j’aime la mer et entretien une tendresse particulière pour les animaux marins. Il m’arrive bien sûr de manger du poisson et après tout cela relève de la loi de la nature. Mais quel intérêt, si ce n’est économique, d’organiser le massacre d’un animal et qui plus est d’un chainon vraiment important comme les dauphins ? » L’idée ici étant de mettre en parallèle le plus honnêtement possible un fait (l’homme mange de la viande ou du poisson) avec un acte (que je trouve barbare, à savoir le massacre de dauphins). Finalement un pêcheur danois qui tuerait un dauphin et puis qui le mangerait ensuite me choquerait beaucoup moins que le massacre organisé dont les médias se sont fait l’écho.
      D’ailleurs certains chasseurs ou pêcheurs respectent beaucoup plus la nature que bien des gens qui ce croient bien pensants et bien agissants. Ce que je condamne avant tout dans cette article c’est les dérives qui conduisent à de véritable crimes contre l’humanité et j’en appelle à une prise de conscience et à un changement d’habitudes et de mode de consommation (on peut aussi consommer de la viande responsable, tu crois pas ?).
      Pour répondre également à la deuxième question que tu soulèves, je ne pense pas (que depuis que l’homme sait cultiver) que de manger de la viande soit une question de survie, je crois simplement que c’est un choix. Je pense aussi qu’on doit pouvoir faire ce choix de manière intelligente et responsable.
      Pour finir sur le choix des mots il était volontaire et réfléchi, simplement pour dire que tout n’est pas tout blanc ou tout noir, pour dire aussi que je me met dans le même panier que la plupart des hommes. Je crois sincèrement que la question n’est pas de savoir si on doit consommer ou pas de la viande, mais plutôt comment on peut le faire de manière plus appropriée.

      En tout cas merci pour ta réaction, en espérant que ma réponse puisse éclairer le fond de ma pensée.

  • la nature,la vie animal,et marine nous apportent,une tel beauté pour nos yeux,un réconfort,bien étre,la vie quoi:mais nous soit disant!!humain!!sommes en train de la détruire,déforestation,exploitation,pesticides,expérimentation,nous mangeons que de la merde:qui nous conduit,à des cancers,malformations,pour les enfants,ah oui il faut manger 5,fruits et légumes par jour ,mais poussés avec quoi!!!!!!!!!!!!!!nous courrons à notre perte,tous les pays sont responsables de notre perte,ils acceptent que nous soyons empoisonnés,et se taisent,ne bouge pas;nous courrons dans le mur tete baissée,avec notre mort au bout,pas de regret se sera notre calvaire!!!!!!!!!!!!!!!

    • Salut Aurore,

      Moi aussi ça m’énerve et finalement je trouverai juste qu’il y est un retour de bâton, toutefois j’ose espérer que nous sommes capable par nos comportements de changer la direction que le monde est entrain de prendre. Chaque individu qui prend une direction différente de la tendance générale, contribue à créer une autre tendance.

  • J’ai un peu du mal à regarder certaines photos, je dois avouer qu’il y a des choses qui me bouleverse terriblement ! Je sais que depuis peu, j’essaye vraiment de faire attention à ce que j’utilise sur moi même ( produits type shampoings, savons, crèmes, médicaments etc…) et j’essaye un maximum d’utiliser des produits bios… je peux pas tout changer du jour au lendemain mais j’y vais progressivement parce que effectivement on à tous le choix !
    En tout cas, article vraiment très intéressant 🙂

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