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Voyages et transports en Inde : anecdotes et conseils.

transports en Inde 
Tous ceux qui sont passés un jour en Inde comprendrons immédiatement pourquoi j’ai éprouvé l’envie d’écrire sur ce sujet. Dans un pays aussi grand que l’Inde et surtout aussi peuplé, la vie ressemble vite à une fourmilière géante mais en moins organisé et discipliné car après tout si les hommes étaient doués pour l’organisation, ça se saurait ! Dès lors, imaginez l’importance des transports, que cela soit côté pratique ou côté financier !

 

Le voyage est une véritable institution incontournable en Inde car nombreux sont ceux qui n’ont d’autre alternative pour travailler. Beaucoup d’indiens travaillent dans de grandes villes et ne retournent chez eux (à « la campagne »), qu’une à trois fois par trimestre. En conséquence, et vu le grand nombre de clients utilisants les transports, vous pourrez si vous le souhaitez vous déplacer à très bon prix en Inde. Par exemple, un billet de train pour deux adultes et un enfant entre Bombay et le centre de Goa ne coûte que 2300 roupies en 3ème classe (soit en gros 30 euros).

 

Avant de vous relater nos différentes expériences sur le sujet, je voudrais aussi souligner l’importance économique des transports et le grand nombre de personnes qui en vivent… Il ne faut pas oublier en effet le nombre important de maillons dans une chaine de production Indienne. Ce n’est finalement pas si mal quand on y pense car cela révèle d’une certaine manière un véritable esprit de solidarité.

 
 
 

Nos voyages les plus marquants :

 
 

Bombay-Magao : c’est un voyage en train de 13 heures pour 700 km.

 

transports en inde quai de gare 
Notre premier voyage en train nous a permis, d’une certaine façon, de nous échapper de Bombay et rien que pour cela il reste mémorable… Quand vous avez connu la moiteur, le monde, les odeurs de Bombay, vous aspirez immanquablement à vous en éloigner. Notre choix s’est porté sur Goa, destination balnéaire très prisée des Israéliens, des européens et de certains bourgeois indiens.

 

En cette saison, qui précède la haute saison, il n’y a aucun occidental dans le train qui part à 7h25 du quai de la gare de Bombay pour celui de Magao, en province de Goa. On y rencontre en grande partie des personnes qui travaillent sur Bombay et qui rentrent voir leurs familles à la campagne. C’est avec certains d’entre eux que nous allons partager nos 13 heures de voyage pour parcourir un peu plus de 700 km.

 

Au départ chacun cherche sa place, pause ses affaires, un peu comme on le ferait en France… Les noms des passagers sont inscrits sur chaque voiture avec l’emplacement. Une fois que chacun a trouvé son numéro dans le bon wagon, il s’installe et se met à son aise. Le départ étant tôt, beaucoup de voyageurs sont encore fatigués et déplient les couchettes pour s’allonger. J’ai la numéro 7 et Johanna la numéro 2 au début de la voiture. Nous nous installons, prenons même nos aises, jusqu’à ce qu’au bout de 20 minutes le train fasse une première halte et voit son nombre de passager augmenter de manière conséquente…

 

Toutes les 5 minutes vous entendez un vendeur qui scande « Chai Chai, chiken loly pop, coffee coffee… » Côté restauration et côté ambiance rien à dire, sauf « chut! » par moment quand vous voulez dormir et que vous entendez un loly pop… Cette bonne ambiance et la climatisation (dans les 3ème classe) participent beaucoup à rendre ce trajet inoubliable. A chaque halte le train ramasse son nombre de vendeurs et en dépose tout autant.

 

Dans notre compartiment se trouvent à la place 1 et 3 (savamment choisies parce que ce sont les couchettes du bas) un couple d’une petite soixantaine et probablement d’un niveau financier élevé. La femme est assez ronde et s’installe sans tarder dans ses draps (je suppose qu’elle n’aime pas trop les occidentaux car elle ne nous regarde pas franchement et semble hautaine). Pour évaluer le niveau financier de vos interlocuteurs certains points ne trompent pas : les bijoux, le soin apporté à l’esthétisme, l’embonpoint, les chaussures et les habits… Bref ces deux là font partie de la classe aisée… Et pendant les 8 premières heures du trajet ils nous feront bien rigoler avec leurs couchettes.

 

Proche de nous il y a également un père et son garçon d’une douzaine d’années qui rentrent sur Magao. Passée ma première impression, et après quelques heures de voyage, nous finirons par discuter et par faire connaissance.

 
 

Kannur-Kochi : 250 km en 6 heures…

 

rencontres dans le train en Inde 
Nous prenons le train dans le Kerala pour la première fois et nous arrivons un peu en avance, comme à notre habitude, pour avoir le temps de repérer le bon wagon sur le quai. Les indications en Inde sont très compliquées à comprendre pour un occidental dans un premier temps. Mais avec l’expérience, et l’aide de quelques locaux compatissants, nous parvenons à nous placer peu ou prou au bon endroit pour embarquer une demi-heure plus tard. Comme à notre habitude nous avons choisi de voyager en 3ème, afin de bénéficier de la climatisation tout en profitant du voyage à l’Indienne…

 

Le train arrive et, chargés comme des mules, il nous faut bien 5 bonnes minutes pour nous installer… D’abord nous cherchons nos places, puis nous essayons tant bien que mal de fourrer nos ‘bag pack » sous les banquettes du bas. Le train ayant fait halte à plusieurs reprises avant de passer par Kannur est déjà bien rempli et notre « cabine » compte déjà quatre autres occupants. Ce voyage se faisant de jour, nous pouvons nous asseoir sur la banquette du bas… Cela nous change de notre première expérience entre Bombay et Goa…..

 

Nous faisons la connaissance de deux jeunes indiens fort sympathiques, l’un de 28 ans (Harshal) et l’autre de 32 ans… Tous deux ont de bonnes situations, l’un travaille dans un hôpital en tant que radiologue et l’autre comme manager dans une banque. Très vite nous engageons la conversation et tout de suite Lucas est au centre de l’attention. Nous parlons de tout et de rien, ils jouent avec Lucas sur leurs portables, lui offrent des chocolats, tant et si bien que ces 6 heures de train passent en un éclair.

 

Nous voilà arrivés à Kochi et nous ne savons ni où dormir ni par où commencer dans cette grande ville. Cependant c’est une étape obligée pour réparer notre Mac Book Pro hors d’état de marche depuis quatre jours. Harshal qui doit normalement continuer son chemin jusqu’à Alleppey, à une bonne heure de train de Kochi, descend spontanément du train pour nous aider. Le contact est vraiment bien passé, nous avons fait la connaissance de notre premier vrai ami Indien.

 

Après quelques 15 minutes de discussion il nous trouve un bon hôtel (un peu cher mais bien placé et de très bon standing) et un Rickshaw dont il nous négocie le prix (25 roupies)… Nos routes se séparent ici et il lui reste à prendre un bus qui l’amènera à bon port 2 heures plus tard. Nous lui faisons la promesse de l’appeler lorsque nous nous rendrons plus au sud en direction de ses terres, pour le revoir.

 
 

Kochi-Alleppey : 70 km en Rickshaw…

 

Rickshaw-en-Inde 
Après plusieurs jours passés sur Kochi et avoir obtenu la certitude que notre Mac Book Pro en panne pourra être réparé dans la grande Metro City, nous décidons de nous rendre à Alleppey pour tester les house boats et revoir notre ami Harshal rencontré dans le train. Lors de notre escale à Cochin nous faisons également la connaissance d’un chauffeur de Rickshaw, assez sympathique, qui ne nous assassine pas trop sur les prix et qui nous propose de nous emmener à alleppey pour 800 roupies.

 

C’est donc en Rickshaw que nous faisons la route, le chauffeur vient nous prendre au Abad Plaza à 10 heures et demie comme convenu (normalement il nous a assuré qu’il y en avait pour une heure et demie de route). Johanna est un peu brassée depuis quelques jours et le côté rikshaw et mauvaise route lui rendent le voyage un peu pénible… D’autant plus que lorsque le véhicule roule à fond c’est assez bruyant.

 

Effectivement nous arrivons à bon port après le temps annoncé et pouvons nous poser dans la guest house de Shefin (le frère d’Harshal) située à 5 minutes de la grande plage d’Alleppey. Je n’aurais jamais pensé prendre un Rickshaw sur une si grande distance, sachant que ce moyen de transport est plus utilisé pour de courtes destinations. Pour ma part j’en garderai un bon souvenir et même s’il n’y a pas de clim vous avez de l’air comme sur une moto…

 
 

Notre excursion en voiture privée : entre alleppey et Vagamon, 120 km…

 

voiture transports en Inde 
Pour la troisième fois depuis notre arrivée en Inde nous décidons de louer une voiture avec chauffeur. Pour un indigène cela constitue une dépense somptuaire, mais pour nous occidentaux cela reste raisonnable… Il faut tout de même compter 2000 roupies par jour soit environ 25 euros.

 

Le chauffeur passe nous prendre à Alleppey dans la guest House de Shefin. Il est 7h50 du matin et 2 bonnes heures de route nous séparent du site de Vagamon (reconnu pour ses plantations de thé). La conduite en Inde est indéniablement un art à la fois risqué et sportif ! En discutant avec les habitants beaucoup me confient que la route est dangereuse et que le plus gros et le plus téméraire passe le premier. Déjà lors de notre arrivée à Bombay nous avons été surpris par la conduite Indienne : les chauffeurs avancent à grands coups de klaxon, passent aux feux rouges, roulent à contre-sens… Bref l’anarchie totale… Mais cela fonctionne et le trafic dans les grandes agglomérations reste plus fluide qu’à Paris. Et fait le plus surprenant, les chauffeurs restent courtois et ne s’énervent pas.

 

Notre chauffeur commence donc la route en direction de Vagamon, il sera imperturbable pendant les deux heures et demie de route et nous conduira à bon port en un seul morceau. Nous empruntons d’abord des grandes artères pour continuer ensuite sur des petites routes de montagne à moitié défoncées… Je pense qu’en Inde les routes sont construites une fois et qu’il n’y reviennent pas pendant les vingt années qui suivent.

 

Le côté agréable de la voiture est de pouvoir changer de programme, faire des haltes, avec un chauffeur pour vous aider et répondre à vos envies. Plus tard, en discutant avec ce dernier, j’apprendrais qu’il ne gagne pour ce travail qualifié que 2000 roupies par mois, le reste de son salaire n’étant constitué que de pourboires.

 

Je vous conseille vivement, pour une excursion qui sorte un peu des guides touristiques, de tester la voiture privée qui se révèle sans doutes comme le moyen le plus confortable de voyager en Inde… Croisez juste les doigts pour ne pas tomber sur un fou du volant…

 
 

Notre voyage entre Chennai et Pondicherry 170 km…

 

voiture tata 
Après un voyage en train, long de 11 heures, entre Kochi et Chennai, par le Chennai Mail et une nuit passée à dormir par petits bouts, nous voilà enfin arrivés dans la grande ville de Madras. Sentiment de déjà vu au sortir du train : on se croirait à Bombay ! Puanteur, saleté, pauvres qui défèquent dans la rue et….horde de chauffeurs de taxi qui nous assaillent pour nous proposer leurs services. Cela énerve un peu Johanna et pour ma part je finis par leur parler en français pour qu’ils me lâchent. Nous nous dirigeons vers la zone Rikshaws pré-paid pour prendre notre ticket et payer notre course. Nous nous rendons à la station de bus à prix local. La ville étant très étendue (plus de 50 km d’un bout à l’autre) il nous en coûtera tout de même 171 roupies. Nous sommes exténués, Lucas n’a pas assez dormi, et l’idée des 5 heures de bus local avec nos gros sacs à dos ne nous enthousiasme pas plus que ça…

 

Nous arrivons à la gare des bus et comme d’habitude de nombreux locaux nous tombent dessus pour nous proposer leurs services. Nous nous renseignons sur la procédure à suivre pour prendre le bus qui est un moyen très économique de se déplacer (encore plus que le train) mais pas vraiment confortable et véritablement très lent. De plus, nous ne sommes pas très rassurés avec nos précieux sac à dos. A ce moment là, un énième chauffeur de taxi nous propose ses services pour rejoindre Pondicherry, nous trouvons le prix proposé un peu onéreux et après 15 minutes de marchandages il finit par accepter de baisser le prix de la course de 3 500 roupies à 2 600 roupies et nous le suivons.

 

Son Taxi est une petite voiture de marque Tata (Multinationale Indienne qui fait de la construction, du transport, de la télé, des télécommunications, bref le Bouygues Indien) et là commence l’aventure. Premier problème : comment faire pour caser tous nos bagages? Hors de question de les entasser sur le toit! Mon gros Bag pack est casé dans le coffre, deux sacs à dos sur la plage arrière et le bag pack de Johanna sur le siège passager avant. Nous rentrons tous à l’arrière de la voiture, un peu serrés mais sans doute plus confortables que dans un bus local bondé… Puis le copain du chauffeur commence à monter sur la place passager avant, coincé entre le siège et l’énorme sac de Johanna… Nous nous regardons et nous demandons vraiment dans quelle galère nous nous sommes engagés. Enfin, toujours est-il que la voiture démarre et que nous voilà partis pour Pondicherry… Le chauffeur nous indique alors que nous en avons pour 2 heures et demie.

 

Il fait très chaud sur Chennai et fort heureusement la petite voiture Tata est équipée d’une clim. Nous nous dirigeons vers les grands boulevards et tombons rapidement dans les bouchons. Il est 9 heures du matin et les rues du centre sont bondées. Nous avons le temps d’observer plus attentivement le chauffeur et son acolyte. Le conducteur est plutôt propre sur lui, en tout cas il ne nous dégoute pas, c’est un jeune homme d’une petite trentaine d’années, marié (un vrai mariage d’amour ce qui n’est pas si courant que ça en Inde) avec deux jeunes enfants dont un fils de l’âge de Lucas. Quand à son ami, il est un peu plus âgé et vraiment sale, il sent mauvais et semble être en manque, on dirait qu’il a comme des convulsions de la tête, il se cure, il se gratte, il se frotte le visage, une scène un peu écoeurante le matin au saut du lit… De plus il passe son temps à faire des gros rots dégoutants, bref le voyage promet d’être très rock’n’roll… J’ai très vite envie de l’assommer mais je m’abstiens. Je finis par l’imiter, juste derrière lui, pour lui faire sentir mon agacement…

 

Après une petite heure de route nous ne sommes toujours pas sortis de Madras et le chauffeur s’arrête car son acolyte n’en peut plus. Coincé entre le fauteuil et le gros sac de Johanna, il commence à vouloir le mettre sur le toit ce qui ne rassure pas du tout ma chère et tendre. Nous décidons donc de le caler entre le siège du conducteur et la banquette, là ou est assis Lucas. Nous reprenons notre route et sortons de la zone de forte affluence. La voiture roule à 90 km heure et le moteur ronfle, à la limite d’exploser. Nous passons un premier péage et nous arrêtons sur une espèce d’aire avec quelques petites boutiques. Le chauffeur et son ami se précipitent pour s’acheter un thé et faire une pause pipi. Cela fait un peu plus de deux heures que nous sommes partis et nous sommes plus que fatigués, il reste encore une bonne cinquantaine de km pour rejoindre Pondicherry… Nous repartons à toute allure (le conducteur appuie sur le champignon et nous flirtons avec les 100 km heure). Nous arrivons enfin à Pondicherry. Là, le chauffeur s’arrête juste avant les portes de la ville et, pour la troisième fois, me demande de lui donner des roupies (une fois pour l’essence, une autre pour les péages). Cette fois, il s’agit d’acheter une autorisation de circuler dans Pondicherry qui est une ville complètement à part en Inde avec, semble-t’il, ses propres règles.

 

Après dix minutes d’attente, nous passons enfin la porte de la ville et nous dirigeons vers une place centrale (le chauffeur nous dira « Main station ») où il y a de nombreux chauffeurs de rickshaw… Nous nous sentons soulagés de lâcher ces deux-là, surtout le petit bizarre puant et éructant. Là forcément il nous demandent de leur donner 2 000 roupies de plus, sachant que j’ai déjà donné 1 100 roupies et qu’on avait convenu 2 600… Je ne suis pas étonné,mais après le service plus que moyen je ne suis pas d’humeur à plaisanter. Je lui donne donc 1 600 roupies de plus et l’envoie promener… Nous prenons un Rickshaw et lui demandons de nous emmener dans une guest house pas trop chère en s’arrêtant avant à un ATM (distributeur de billets)… Ouf ! A la deuxième guest house que nous visitons on nous propose une chambre avec climatisation et petit salon à 1 600 roupies par jour (ce qui fait 20 euros)… Nous pouvons nous poser et oublier ce voyage calamiteux.

 
 
 

Quelques conseils pratiques si vous voulez voyager en Inde :

 
 

Conseils transports en Inde

 

– Avant d’entreprendre un trajet, renseignez vous sur le nombre de km, car pour la plupart des moyens de transport le prix est fonction de la distance. Par exemple, pour un taxi le prix normal est compris entre 8 et 10 roupies du km. Pour un Rickshaw, en général c’est 15 roupies pour le prendre et 10 roupies du km supplémentaire (mais pour des petites distances). Pour le train en 3ème, cela coûte environ d’après mes calculs 1 à 2 roupies du km. Pour le bus, c’est trois fois rien. Pour les taxis et les Rickshaws je vous conseille dès que possible d’utiliser le système du pré-paid qui consiste à demander dans un petit guichet (toujours choisir le guichet officiel) un ticket pré-payé en indiquant là où vous souhaitez vous rendre. Pour les Rickshaws vous pouvez aussi demander au chauffeur d’allumer son compteur, ou si vous connaissez le juste prix de votre course lui donner le montant sans lui demander combien vous lui devez.

 

– Dans certaines régions tranquilles comme Goa, il peut être amusant de vous louer une moto ou un scooter pour faire de petits déplacements, cela vous reviendra en gros à 200 roupies par jour plus l’essence (qui ne coûte rien en Inde, 56 roupies le litre de gasoil).

 

– Si vous voulez prendre le train vous avez deux options. La première est de passer par un agent qui prendra sa commission mais s’occupera de tout, vous aurez juste à vous assurer qu’il a bien compris ce que vous voulez. La deuxième est de vous rendre sur le site d’Indian Railway et de noter toutes les infos utiles sur le train que vous prévoyez de prendre : n° du train, nom du train, code de la gare de départ et code de la gare d’arrivée, la classe dans laquelle vous désirez voyager. Il faudra ensuite vous rendre dans une gare, au service réservation (je vous conseille de choisir une petite gare secondaire si vous ne voulez pas vous battre au guichet et faire la queue des heures entières). N’oubliez pas de vous munir d’une photocopie de vos passeports et visas. Vous devez impérativement réserver vos billets au moins la veille du départ et, si vous le faites en direct, le mieux est de vous rendre au service réservation entre 10 heures et 12 heures. Il faut également savoir qu’en Inde existent des quotas pour les tickets de train et que pour être sûr d’en avoir vous pouvez demander un « Thakkal tiket » (c’est un peu plus cher, mais bon à savoir). Attention, lorsque vous allez la première fois dans une gare prenez un stock de demande de tickets vierges pour pouvoir les remplir tranquillement quand vous voulez en prendre un.

 

Demandez toujours le prix de la course avant de partir quand vous utilisez un moyen de déplacement privé. Si vous trouvez le prix trop onéreux, cela vous permet de vous mettre d’accord avec le chauffeur ou bien d’en trouver un autre. C’est plus compliqué de dénoncer une course trop chère si le chauffeur vous annonce le prix après votre arrivée. N’oubliez pas qu’un occidental est très riche aux yeux d’un Indien et que ce dernier n’hésite pas à vous faire payer 5 à 10 fois le prix normal.

 

– Dans certains endroits, en bord de mer, vous pouvez également utiliser les ferries qui ne coûtent rien, entre 2 et 5 roupies le billet.

– Si vous êtes amenés à conduire en Inde, soyez extrêmement prudents ! La règle ici est la loi du talion, le plus gros et le plus fort passe en premier, et à l’instar de la France les piétons ne sont pas épargnés. Personnellement je ne me risquerais pas à conduire en Inde, je tiens trop à la vie.

 

– Autre conseil qui va peut-être vous surprendre : toujours choisir des chauffeurs âgés… C’est idiot, mais s’ils sont encore en vie c’est qu’ils conduisent probablement bien!

 

– Enfin, l’Inde étant un grand pays où le coût des choses est très abordable, il apparaît que l’avion constitue sûrement le meilleur moyen de transport pour parcourir de grandes distances sans dépenser trop d’énergie et de temps. De plus le réseau aéroportuaire est très bon en Inde.

 

Vous pourrez également trouver de nombreux conseils pratiques sur l’Inde dans notre article sur ce qu’il faut savoir avant de partir pour ce pays et notre article sur l’obtention d’un visa pour l’Inde. N’oubliez pas que les indiens sont des personnes très chaleureuses et que lorsque vous demandez conseil à un local (sous réserve qu’il vous comprenne) il vous répondra toujours avec beaucoup de gentillesse et d’honnêteté.

 
 
 

En conclusion :

 

Je ne voulais pas vous faire ici la liste exhaustive de tous nos transports en Inde mais vous donner un aperçu de nos voyages les plus marquants, que ce soit en bien ou en mal… Je regrette un peu de ne pas avoir pris de bus locaux jusqu’à aujourd’hui et souhaite vraiment tester l’expérience au moins une fois avant notre départ pour Bangkok… J’espère que vous aurez apprécié nos quelques anecdotes de voyage? Je vous encourage vivement à partager, dans les commentaires juste en dessous, votre propre expérience du voyage en Inde.

 
 

Vous pouvez réagir, poser une question ou enrichir cet article par vos commentaires. Et bien sûr, si vous avez aimé : Likez le ;).

 

 

Julien passe d'une vie tranquille : métro, boulot, dodo à une vie d'aventures avec sa famille. Il se lance en 2013 dans la réalisation d'un tour du monde et crée le Blog de voyage : www.basketetsacados.com pour partager son périple avec les internautes et sa famille. Après 35 ans d'une vie passé en France, il découvre le monde et ses merveilles et vous invite à travers articles, photos et vidéos à le suivre. pour en savoir plus rendez vous ici...

  • C’est toujours un plaisir de lire les aventures de voyageurs en Inde, un pays qui me fascine, et je songe d’ailleurs à y retourner sous peu.
    Les transports en Inde, c’est un peu l’âme du voyage dans le sous-continent. Au début, on est perdu avec toute cette foule dans les trains, les bus, partout. Et bien une fois que l’on a compris comment ça marche, on en devient pas peu fier de maitriser quelque chose qui ressemble au chaos, mais qui fonctionne en fait très bien.
    Malgré la taille du pays, je ne suis par contre pas fan de l’avion. C’est un peu passé à côté des souvenirs incroyables des voyages en train longue distance.

    • C’est vrai que les voyages en train on un réel charme et je comprend tout à fait ton point de vue sur l’avion… Cela reste néanmoins un bon moyen pour faire un long parcours rapidement (si le temps de voyage est limité)… De toute façon je pense qu’il faut un bon moment pour découvrir et comprendre ce pays. Je suis aussi tombé amoureux de ce pays et pour sur nous y retournerons, il nous reste tant de chose à y découvrir 🙂

  • c’est vrai que le transport en inde relève toujours du parcours du combattant ! il faut être un peu fous pour s’embarquer sur les routes hyper encombrées où l’on risque sa vie à chaque instant… mais quel plaisir ! moi j’ai adoré… des scènes de la vie quotidienne indescriptibles : demi tour avec le minibus sans avertissement sur ce qui pouvait ressembler à l’autoroute, autant de passagers sur les toits des bus, des trains, etc… qu’à l’intérieur ! j’ai souvenir d’un trajet en train comprimée entre 2 paysans (nous étions assis parterre) qui mangeaient des cacahuètes et se débarrassaient des coques en me crachant dessus les déchets l’un après l’autre, sans sourciller, normal quoi ! et moi je m’époussetais, m’époussetais sans sourciller, normal quoi ! et puis aussi, se retrouver coincer dans des troupeaux de vaches en « transumances » ou je ne sais quoi sur des routes où des dizaines de camions bringuebalants chargés jusqu’à ne plus pouvoir avancer mais s’évertuant coûte que coûte à se faufiler entre les animaux, les errants, les enfants, et tout le reste…. ceux sont des souvenirs extraordinaires…
    merci pour le partage… plein de souvenirs remontent !

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