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Quand tout part en sucette ou… tomber de charybde en scylla !

avion air asia
 
 

Faire votre visa pour l’Australie avant votre arrivée :

 

Comme citoyen français, tout le monde a besoin d’avoir un visa valide pour entrer en Australie. Dans notre cas, puisque nous restons moins de 3 mois, nous avons demandé un visa tourisme. Les enfants ont besoin d’avoir leur propre visa. Le visa touristique est délivré avec 1 an de validité, ce qui est intéressant c’est qu’il est à entrées multiples. Lors de notre voyage en Australie, si nous voulons visiter la Nouvelle-Zélande (par exemple) puis revenir ensuite en Australie, nous pouvons utiliser le même visa. Pour chaque entrée, nous pouvons rester jusqu’à 3 mois, ce qui est bien sûr suffisant pour nous. Aujourd’hui, vous pouvez demander le visa Australie en ligne, dès que vous avez accès à Internet et que vous êtes munie d’une carte de crédit. Pas besoin de faire la queue à l’ambassade.

 
 

Le jour de notre arrivée en Australie :

 

Le voyage est le plus souvent rempli de bons moments, d’émerveillement devant de nouveaux horizons, de rencontres, de découvertes de nouvelles cultures et puis, comme pour mettre en valeur tout cela, il arrive parfois de tomber dans de véritables galères, instants de profonde solitude et de grand découragement.

 

Nous ne vivons pas toujours dans un monde facile et pour ne pas cacher ce qui constitue aussi la réalité de notre voyage au long court, je vais vous narrer au travers de cet article notre ressenti et notre réalité sur l’une des pires journées que nous ayons traversées !

 

Tout commence à 5 heures du matin à Kuta sur l’île de Bali en Indonésie. Nous sommes le 4 avril 2014. L’heure du départ pour l’aéroport arrive, le réveil sonne et nous n’avons vraiment pas assez dormi. Fort heureusement nous avions prévu le coup la veille et préparé nos bagages pour ne pas nous retrouver dans le stress, les jours de départ étant toujours un peu agités ! Mais pas de chance car il pleut des cordes et le temps de rejoindre le taxi qui nous attend devant la sublime villa dans laquelle nous étions avec nos amis les Gnous, nous nous prenons une deuxième douche matinale, non souhaitée celle là ! Bref, la journée commence sous les meilleurs augures… toutefois le taxi, bien réveillé quant à lui, roule à vive allure en direction de l’aéroport et nous voilà finalement arrivés à bon port vingt minutes plus tard et miracle… dans le bon terminal. Et oui ! Je rappelle qu’il est vraiment important de contrôler le terminal dans lequel vous embarquez car, à Kuala Lumpur, nous avions vécu une mésaventure angoissante en nous rendant dans un terminal situé à 20 minutes de celui d’où notre avion décollait : pourquoi faire simple quand on peut se compliquer la vie !

 

Nous nous rendons directement à l’enregistrement des bagages et là, mauvaise surprise, nos billets sont pour un vol le 3 avril et non pas le 4. Catastrophe, car impossible de négocier et nous voilà obligés de repayer 3 billets d’avion pour Perth en Australie. J’étais tellement persuadé que notre vol avait lieu le 4 avril que je n’avais même pas re-vérifié les billets achetés un mois et demi plus tôt : chez moi, on appelle cela faire le boulet ! Alors là évidemment la moutarde me monte au nez et, si Johanna reste zen pour ce qui la concerne, je commence à m’énerver ! Mais très vite je me dis qu’il faut en tirer la leçon et ne plus faire aveuglément confiance à sa mémoire mais plutôt au petit bout de papier imprimé un mois plus tôt. Mea culpa, maxima culpa, je paye donc les nouveaux billets pour embarquer en direction du pays des kangourous : perte sèche de 200 euros… Une bonne vingtaine de minutes plus tard, nos billets tous neufs en poche et nos bagages expédiés vers la soute de l’avion, nous passons par le contrôle des passagers pour aller vers les zones d’embarquement, et là je vous le donne en mille… encore une mauvaise surprise : nous devons payer des taxes aéroportuaires qui viennent de tripler deux jours plus tôt… à croire qu’ils l’ont fait exprès rien que pour nous ! Il s’agit de l’équivalent de 35 euros à débourser pour trois, mais reste le souci qu’il faut régler en espèces et que bien entendu nous n’avons plus assez de monnaie. Je me rends donc une première fois au distributeur et dans l’énervement ne tire pas assez, me voilà bon pour un deuxième trajet : quand on n’a pas de tête il faut des jambes, je suis au bord de l’apoplexie ! Une fois cette première étape passée nous passons enfin le contrôle sans aucun souci et embarquons à 7 heure dans l’avion : ouf !

 

Le vol se passe bien, et vu comment la journée a commencé nous retrouvons un zeste de sérénité ! Mais bon… un petit doute subsiste car, je ne sais pas pour vous, mais en général quand les choses commencent sur ce ton là on peut s’attendre au pire pour la suite. Pour le coup je conserve au fond de moi le mauvais pressentiment que le cauchemar ne va pas s’arrêter là et la journée est encore longue !

 

cigarettes
 
Nous atterrissons donc sans dommages à Perth vers 10 h 30 et suivons le circuit habituel du contrôle d’identité et des bagages. Il fallait s’y attendre car une nouvelle contrariété se présente : j’avais fait le « plein » de cigarettes en Indonésie où la cartouche ne coûte que 10 euros sans prendre garde aux quotas acceptés en Australie qui n’accordent que 50 cigarettes par tête. Avec mes 3 cartouches et demie je dépasse très largement l’autorisation ! Le douanier très gentil m’explique les deux alternatives possibles : payer 350 dollars et conserver ma marchandise ou alors abandonner mes cigarettes à la douane. Je choisis donc, la mort dans l’âme, la deuxième option. Le douanier, toujours aussi gentil, me laisse alors 8 paquets au lieu des 5 autorisés : maigre consolation… mais petite lueur d’espoir que la chance va finir par tourner ?

 

Liam
 
Nous cherchons donc un taxi pour nous rendre chez Liam, l’hôte qui doit nous héberger pour une quinzaine de jours. Après vingt minutes de route sans encombres et 54 dollars nous arrivons devant la maison de Liam à South Lake. Nous étions convenus par mail la veille qu’il nous laisserait ses clés dans la boite et nous avions le code pour l’alarme. Nous trouvons bien les clés dans la boite : première joie qui retombe aussi vite car la porte ne s’ouvre pas ! A nouveau la galère : pas de téléphone australien et pas d’internet, un soleil de plomb et le ventre vide… dans un ultime réflexe avant de craquer complètement nous décidons alors d’utiliser notre portable français pour envoyer un texto à Liam. Nous obtenons l’explication : le plombier qui était passé plus tôt dans la matinée avait verrouillé la deuxième serrure de la maison… le sort s’acharne sur nous ! 45 minutes plus tard Liam arrive du travail et nous pouvons enfin nous poser et souffler un peu autour d’une bière fraiche.

 
 

Certaines journées peuvent réserver de mauvaises surprises et des moments de stress intense mais le temps permet de relativiser et, avec le recul, il arrivera probablement assez souvent d’y repenser en souriant. Pour ce qui nous concerne rien de si grave finalement, juste de l’argent dépensé inutilement et une journée de transport que l’on n’oubliera pas !

 
 

A noter :

 

Si vous prenez l’avion : bien vérifier le jour du départ et le terminal d’embarquement (bref ne soyez pas aussi étourdis que moi !),
Vérifier les règlementations des pays d’où vous partez et où vous arrivez,
Restez zen en toutes circonstances,
Relativiser vos petites galères… vous en rirez avec le temps.

 
 

N’hésitez pas à réagir, à poser une question ou à partager vos expériences en laissant un commentaire juste en dessous et nous ne manquerons pas de vous répondre. Et si vous avez aimé : Likez et partagez ;).

 
 

Julien passe d'une vie tranquille : métro, boulot, dodo à une vie d'aventures avec sa famille. Il se lance en 2013 dans la réalisation d'un tour du monde et crée le Blog de voyage : www.basketetsacados.com pour partager son périple avec les internautes et sa famille. Après 35 ans d'une vie passé en France, il découvre le monde et ses merveilles et vous invite à travers articles, photos et vidéos à le suivre. pour en savoir plus rendez vous ici...

  • Ben dis donc j’avoue n’avoir jamais enchainés les problèmes comme vous les uns après les autres… là vous avez fait fort… Mes pires moments sont plutôt liés aux enfants… style en Corée énorme queue à la douane, il commence à se faire tard, les enfants commencent a craquer…. on arrive au distributeur automatique aucun ne prend notre carte bleue… 20 minutes plus tard on a enfin trouvé un petit peu d’argent et on est enfin dans un taxi et là c’est là que petit A vomit de partout dans le taxi.. Nous voilà à minuit en train de laver les vêtements de toute la famille dans la guesthouse où nous sommes enfin arrivé… les vacances commencent bien… mais bon ça fait partie des « joies » du voyages 🙂

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